L’appel à l’aide pour les 400 autruches d’Edgewood
La ferme d'autruches de la petite communauté d’Edgewood, dans le sud-est de la Colombie-Britannique, continue de faire parler d'elle. La police s'est rendue sur les lieux où des manifestants s'opposent à l'abattage du troupeau. L’abattage de près de 400 autruches de la ferme Universal Ostrich a été ordonné en décembre dernier, quand la grippe aviaire a été détectée chez plusieurs oiseaux de la ferme. Les propriétaires ont lutté contre l’ordre d’abattage de leurs bêtes en s’adressant aux tribunaux, mais un juge fédéral a décidé il y a quelques jours (nouvelle fenêtre) que l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) pouvait procéder à l'abattage. L’ACIA n’a pas déclaré pour l’instant à quel moment l’opération sera effectuée, mais elle a précisé qu’elle compte effectuer un dépeuplement sans cruauté et à l’élimination des oiseaux dans les locaux infectés, sous la supervision d'un vétérinaire. Les manifestants qui campent à la ferme Universal Ostrich, dans les Kootenays, ont eu la visite des forces de l'ordre mercredi 21 mai 2025. Photo : Radio-Canada / Camille Vernet La GRC s'est rendue mercredi à la ferme, où des dizaines de manifestants étaient rassemblés pour s’opposer à l'abattage des oiseaux. Certains sont mobilisés depuis des mois. Quatre policiers, dont certains portaient des uniformes d’agents de liaison, sont venus servir de médiateur et ont averti de possibles arrestations, tout en indiquant aux manifestants et aux propriétaires qu'ils souhaitaient que tout ce qui se passe sur les lieux demeure légal et pacifique. Interrogé sur la date de l'abattage, un agent non identifié a répondu qu'il n'en avait L'affaire a suscité un vif intérêt de la part de groupes, dont certains sont liés au convoi de la liberté, qui estiment que l'ordre d'abattage constitue un excès de pouvoir de la part du gouvernement. Katie Pasitney est la fille de Karen Espersen. (Photo du 21 mai 2025) Photo : Radio-Canada / Camille Vernet Les propriétaires sont également très attachés à leurs autruches. Katie Pasitney, porte-parole de la ferme familiale, a grandi avec elles. Je suis ici pour les protéger, et pour protéger ma mère et nos moyens de subsistance qui sont en jeu. Depuis l’éclosion de la grippe aviaire à la ferme Universal Ostrich, 69 autruches sont mortes, mais les propriétaires affirment que les autres sont en bonne santé et ne présentent pas de risque. Ils souhaiteraient que les autruches soient testées à nouveau, car ils croient que les oiseaux pourraient être maintenant immunisés contre la grippe aviaire. Le 31 décembre 2024, l'Agence canadienne d’inspection des aliments avait ordonné l’abattage du troupeau le 1er février, mais la Cour fédérale a d'abord octroyé un sursis à la ferme. Photo : Radio-Canada / Camille Vernet La grippe aviaire a causé d'énormes dommages aux agriculteurs d'Amérique du Nord. Plus de 8,7 millions d'oiseaux ont été abattus en Colombie-Britannique dans des centaines de fermes, la plupart commerciales, depuis la première éclosion d'une forme hautement contagieuse de grippe aviaire au printemps 2022. L'ACIA affirme qu'elle doit abattre tous les oiseaux des troupeaux infectés en raison du risque de mutation de la grippe aviaire et de sa transmission entre les populations d'oiseaux domestiques et sauvages. L'Agence a déclaré samedi qu'en vertu de la Loi sur la santé des animaux, si un propriétaire refuse de satisfaire aux exigences d'abattage, l'ACIA peut procéder elle-même à l'abattage ou faire appel à un contractant tiers et éventuellement retenir une partie ou la totalité de l'indemnisation normalement due aux propriétaires. Selon la décision de la Cour fédérale, l'indemnisation de la ferme pourrait s'élever à 3000 dollars par autruche, ce qui pourrait représenter une somme d'environ 1,2 million de dollars si la totalité des quelque 400 oiseaux étaient abattus. Avec des informations de Camille VernetLes plans opérationnels et les dates ne seront pas communiqués au public à l'avance
, a déclaré l'ACIA dans un communiqué.
Une mobilisation ferme
aucune idée
.On espère qu’on va obtenir assez d’appui de la part du public pour éviter l’abattage de ces autruches. Ce n’est pas juste que des animaux qui sont en très bonne santé depuis plus de 120 jours soient tués sans avoir de preuve qu’ils sont malades
, a expliqué une des manifestantes, Karen Quiley, venue de West Vancouver.
Une immunité développée?
La probabilité que l'immunité collective arrête la propagation de ce virus est, à mon avis, assez faible
, croit pour sa part Jennifer Nuzzo, directrice du Centre sur les pandémies à l'Université Brown, aux États-Unis.
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